La Bibliothèque sonore
J'ai le grand plaisir de vous annoncer que j’ai réuni dans une « Bibliothèque sonore » les enregistrements de 55 cours, issus de mes formations et d’interventions ponctuelles. Les fichiers sont proposés dans le format universel MP3, avec une durée moyenne d’environ 1 h 45, souvent proche de 2 heures. Le catalogue couvre une grande diversité de thèmes, de l’écologie et de l’écopsychologie à la philosophie, aux arts, aux spiritualités, aux cultures et aux questions sociales et politiques. Ces cours peuvent ainsi intéresser celles et ceux qui sont engagés dans des militances sociopolitiques, notamment autour de l’écologie, de la solidarité internationale ou du dialogue des cultures, les professionnels du soin et de l’accompagnement, ainsi que toutes les personnes qui souhaitent approfondir leur culture générale et élargir leurs connaissances.
Vous trouverez ci-dessous le catalogue de cette Bibliothèque sonore.
Je reste à votre disposition pour toute demande d’information complémentaire concernant ces différentes rencontres et cours.
Mohammed Taleb
Catalogue des cours audio de la Bibliothèque sonore
1. L’Arbre cosmique, symbole de l’Âme et de l’Axe du monde.
D’Yggdrasil, le frêne nordique aux branches étreignant les neuf mondes, à Bodhi, le figuier de l’Éveil bouddhique, du séquoia géant des cosmogonies amérindiennes à l’olivier coranique, « arbre béni qui n’est ni d’Orient ni d’Occident », l’arbre apparaît comme une figure majeure des représentations du Cosmos. Le cours étudie ses dimensions spirituelles. Il examine ses fonctions d’axe, de médiateur entre les mondes et d’image de l’Âme. Cette image permet d’interroger la relation entre humain, Nature et sacré. Il montre aussi comment l’arbre exprime croissance et continuité entre les mondes.
2. Les origines antiques de l’écophilosophie des Quatre éléments. Retour à la sagesse des Anciens.
Un voyage philosophique et culturel vers les symboliques de la Terre, de l’Eau, de l’Air et du Feu, ces quatre racines, rhizômata, qu’Empédocle d’Agrigente proposa au Ve siècle avant notre ère comme principes constitutifs de toute chose. Le cours revient sur leur présence dans la pensée antique et sur les transformations de leur signification au fil des traditions. Il montre comment ces éléments ont nourri une conception qualitative de la Nature, fondée sur les correspondances entre matière, cosmos et vie humaine. Ces symboles traversent encore la philosophie, la poésie, l’art et l’écologie.
3. Présence des Quatre éléments dans la pensée contemporaine, du Romantisme à l’Écoformation, en passant par l’imagination matérielle de Gaston Bachelard.
Ce cours est consacré à la présence des Quatre éléments dans la pensée contemporaine, envisagée comme un fil conducteur reliant philosophie, poésie et expériences du vivant. De l’héritage romantique aux recherches de Gaston Bachelard, puis aux approches de l’écoformation, il montre comment la Terre, l’Eau, l’Air et le Feu continuent de nourrir l’imagination et la pensée. Il examine aussi la manière dont ces symboles permettent de repenser les relations entre matière, sensibilité, connaissance et monde vivant. Il étudie également leur portée symbolique dans les représentations de la Nature.
4. Le Jardin, comme Image archétypale du Cosmos animé, et lieu d’éveil et de rébellion.
Le jardin est envisagé ici comme une image archétypale du cosmos animé, où se condensent des visions du monde, des formes de savoir et des expériences spirituelles. Présent dans les mythes anciens comme dans les traditions philosophiques et religieuses, il constitue aussi un lieu concret de travail, de soin et de transformation. Le cours étudie ses dimensions symboliques et sociales, ainsi que les formes de rébellion qui peuvent naître d’un rapport différent à la Terre, aux plantes et aux saisons. Le jardin devient ainsi un lieu privilégié pour penser écologie, imagination et action.
5. La notion de Viriditas dans la pensée cosmologique, médicale et spirituelle de Hildegarde de Bingen.
Néologisme médiéval forgé par l’abbesse bénédictine du XIIe siècle Hildegarde de Bingen, « Viriditas » est un concept intraduisible. Il fusionne verdeur végétale et vigueur vitale, et désigne une force cosmique, un élan vital qui irrigue toute la Création. Le cours présente cette notion dans les écrits cosmologiques, médicaux et spirituels de Hildegarde. Il examine la place des plantes, de la santé, des saisons et des éléments dans une pensée où le vivant forme un ensemble profondément interdépendant. La religieuse relie ainsi santé du corps, équilibre du cosmos et vitalité spirituelle.
6. Pourquoi faut-il dépasser Chronos, le « Temps linéaire » et l’idéologie du Progrès continu ? Retrouver la biodiversité temporelle.
Ce cours questionne la domination du temps-horloger imposée par le capitalisme industriel et examine la diversité des représentations temporelles. Les métiers, les écosystèmes, les langues et les cultures organisent en effet des rapports différents au temps : agriculteurs suivant les semailles, artisans suivant les saisons, pêcheurs observant les cycles lunaires, sociétés attentives aux migrations animales. Le cours étudie également les conceptions cycliques et poétiques du temps présentes dans différentes traditions. Il interroge ainsi la possibilité d’une véritable biodiversité temporelle.
7. Terre d’origine : la poterie, mémoire de l’humanité.
Ce premier cours est consacré à l’histoire et à la préhistoire de la poterie, geste archaïque, archétypal et universel qui accompagne les débuts de l’humanité. De l’usage utilitaire aux premières expressions symboliques, le façonnage de l’argile témoigne du rapport fondamental de l’humain à la terre, au feu et à la création. Le cours présente la théorie de l’archéologue Jacques Cauvin sur la « révolution des symboles » au Néolithique, qui montre que la transformation des premières sociétés agricoles relève aussi d’un profond basculement de l’imaginaire. La poterie devient ainsi un acte pratique, culturel, symbolique et métaphysique.
8. Argile et souffle : civilisations, philosophie et cosmologie.
Ce deuxième cours aborde l’argile comme vecteur culturel dans les civilisations du Proche-Orient ancien, où elle sert de support à l’écriture, au culte et à la transmission. L’étymologie de la poésie conduit au grec poiein, « faire, créer », qui donne poiêsis, « création ». Ce rapprochement permet de penser le geste du potier et celui du poète comme deux formes de création, l’un façonnant la matière, l’autre donnant forme au langage. À travers la philosophie des Quatre éléments, la poterie apparaît comme un art de la transformation, médiation entre la terre, l’eau, l’air et le feu. L’argile façonnée devient alors réceptacle d’âme et reflet de l’Âme du monde.
9. Brisure, résistance et beauté : poterie et révolution.
Ce troisième cours examine la portée éthique, politique et existentielle de la poterie, du kintsugi japonais aux pratiques contemporaines de résistance, notamment en Palestine occupée. L’objet céramique devient sujet, support de guérison, de rébellion et de résistance face au consumérisme et à la marchandisation de l’art. Ancrée dans les Quatre éléments, la poterie artisanale affirme une relation écologique à la terre, à l’eau, au feu et à l’air, ainsi qu’une autre conception de la création, fondée sur la lenteur, l’unicité et la charge symbolique. La potière et le potier deviennent ainsi les gardiens d’un art au service du Bien commun, de l’Accomplissement de soi et de la repoétisation de nos rapports au monde.
10. La psychologie archétypale de James Hillman face à la crise du monde moderne.
Rencontre avec le psychologue étasunien James Hillman, qui développa jusqu’à sa mort en 2011 une approche nommée « psychologie archétypale ». Elle rompt avec la psychologie jungienne orthodoxe tout en prolongeant certaines de ses intuitions autour de l’anima mundi, l’Âme du monde. Le cours présente sa critique de la psychologie moderne et son attention aux images, aux mythes et aux dieux. Il examine sa manière de penser la crise du monde contemporain à partir de la vie psychique. Il interroge enfin la manière dont cette psychologie renouvelle notre compréhension de la crise moderne.
11. Le marxisme hétérodoxe et l’animisme de Rosa Luxemburg : accumulation du capital, destruction écologique impérialiste et botanique de Goethe.
Rosa Luxemburg, marxiste révolutionnaire germano-polonaise assassinée en 1919, fut aussi une passionnée de nature vivante, avec une orientation animiste, comme en témoigne son herbier composé de sept cahiers, rédigés entre avril 1915 et octobre 1918, en prison. Le cours met en relation cette attention au monde végétal avec sa critique de l’accumulation du capital et de l’impérialisme. Il examine également les liens entre sa pensée, la botanique de Goethe et une conception écologique de la lutte sociale. Cette lecture relie sa sensibilité au vivant à sa critique du système capitaliste.
12. Les nouveaux paradigmes scientifiques et la remise en cause des dualismes nature/culture et esprit/matière.
L’opposition entre nature et culture constitue une construction propre à l’Occident moderne et représente un système de pensée parmi d’autres. Ce cours présente les nouveaux paradigmes scientifiques qui remettent en question les séparations entre nature et culture, ainsi qu’entre esprit et matière. Il examine les apports des sciences de la complexité et d’autres approches du réel. Ces perspectives conduisent à reconsidérer les catégories héritées de la modernité et les rapports entre sciences, cultures et conceptions du vivant. Il montre aussi leurs effets sur la pensée écologique.
13. L’Intellect, lumière de l’Âme.
Ce cours propose une découverte de l’Intellect comme lumière de l’Âme, à partir de la grande tradition néoplatonicienne, de Plotin à Maître Eckhart, de Proclus à Nicolas de Cues, d’Al-Farabi à Henri Bergson. Il est montré comment les philosophes de l’Antiquité comprenaient la réalité comme une Procession vivante, allant de l’Un (principe ultime et source ineffable de toute chose) jusqu’au monde perceptible par les sens. L’Intellect y apparaît comme un niveau fondamental de cette réalité, principe de clarté et d’intelligibilité, intimement lié à l’Un et à l’Âme universelle, qui anime et ordonne le monde.
14. L’écopsychologie, une Insurrection de l’Âme du monde.
L’écopsychologie naît en 1992 avec Theodore Roszak et son ouvrage fondateur The Voice of the Earth. Elle rapproche psychologie et écologie et considère la crise écologique comme une crise de la psyché. Elle s’appuie sur la psychologie contemporaine, la philosophie de l’Âme du monde et les traditions spirituelles autochtones. Elle questionne la séparation entre l’intériorité humaine et le monde naturel, notamment dans le cadre du capitalisme. Elle propose une approche thérapeutique, sociale, culturelle et politique qui réintègre la dimension cosmique de l’existence humaine.
15. L'écospiritualité ou le sacré d’immanence.
L’écospiritualité étudie les interactions entre écologie et spiritualité et questionne notre rapport métaphysique à la Nature. Les cosmovisions autochtones proposent une conception du vivant dans laquelle le sacré imprègne l’ensemble du monde. Les traditions religieuses peuvent également nourrir le respect de l’environnement et des écothéologies. Cette spiritualité accompagne des luttes concrètes, comme celles des femmes Chipko en Inde ou la défense du fleuve Gualcarque par le peuple lenca. L’écospiritualité relie ainsi soin du monde, justice sociale et conscience cosmique.
16. L'écoféminisme. Femmes, nature et société : analyses critiques des dominations.
Ce cours célèbre les « Aventurières de l’Âme du monde », de Hildegarde de Bingen aux militantes écologistes contemporaines. Il retrace leurs pensées, leurs cosmovisions et leurs résistances créatives. L’écoféminisme analyse les rapports entre domination des femmes et exploitation de la nature. Il montre comment ces deux formes de domination reposent sur des logiques sociales et psycho-idéologiques communes. Le cours rend hommage aux femmes assassinées pour leur engagement en faveur du Bien commun et de la Nature vivante, comme Sœur Dorothy Stang et Berta Cáceres.
17. L’espérance écosocialiste, ou l’entrelacement des quêtes des Justices sociale et environnementale.
L’écosocialisme analyse les liens entre exploitation du travail et destruction des écosystèmes dans le système capitaliste. Il critique l’idée d’une croissance infinie dans un monde fini. Il s’enracine dans les luttes pour la justice globale et dans les mouvements populaires d’Amérique latine. Les Zapatistes, le MST et le Buen Vivir associent défense des communs, souveraineté alimentaire et justice sociale. L’écosocialisme renouvelle ainsi la pensée marxiste en intégrant pleinement les dimensions écologiques, sensibles et culturelles de l’émancipation.
18. L’écosophie, une voie entre la Sophia, la Nature vivante et l’Humanité.
L’écosophie de Félix Guattari articule les dimensions environnementale, sociale et mentale de la crise contemporaine à travers les Trois écologies. Elle pense leurs interdépendances et remet en question les séparations entre subjectivité, société et environnement. Cette approche est confrontée à l’écologie profonde d’Arne Naess, fondée sur une critique de l’anthropocentrisme et la reconnaissance de la valeur intrinsèque du vivant. La comparaison permet d’examiner les tensions et les complémentarités entre ces deux écosophies. Elle permet enfin de penser les transformations personnelles et sociales nécessaires face aux défis écologiques contemporains.
19. L'écoformation ou le réenchantement de notre rapport au monde avec les Quatre éléments.
L’écoformation, développée notamment par Gaston Pineau dans le champ des sciences de l’éducation, remet en question la séparation entre sujet connaissant et objet de connaissance. Elle considère l’environnement naturel comme un coformateur et développe une intelligence écologique fondée sur la réciprocité et les alternances. Son intuition est que l’Air, l’Eau, la Terre et le Feu sont des interfaces entre l’humain et le non-humain. Les Quatre éléments permettent de penser autrement l’éducation, le savoir et notre rapport au vivant.
20. L'écocréativité artistique et artisanale, une résistance de l’âme à la réification capitaliste.
L’écocréativité met en lumière les dimensions émancipatrices de l’art et de l’artisanat face à la réification capitaliste. William Morris, Titus Burckhardt, Hassan Fathy et Ananda Coomaraswamy montrent, chacun à sa manière, les liens entre beauté, utilité, matière et spiritualité. Les arts traditionnels préservent des savoir-faire et des sensibilités qui relient création, vie quotidienne et Nature. Ces pratiques résistent à l’uniformisation des imaginaires et maintiennent vivantes d’autres relations au temps, aux matériaux et aux communautés. Le cours examine ainsi l’art et l’artisanat comme des formes de résistance culturelle et de sagesse écologique.
21. Santé, Écologie, Médecines traditionnelles, Diversité culturelle.
L’écomédecine et la santé environnementale interrogent les limites d’une approche médicale qui isole les pathologies de leurs contextes environnementaux et sociaux. Elles mettent en évidence l’interdépendance entre santé humaine et santé des écosystèmes. Le cours prend en compte les acquis de la médecine occidentale moderne et examine ses possibles complémentarités avec les médecines traditionnelles. Ces dernières accordent une place importante aux dimensions écologique, psychique et sociale de la santé, ainsi qu’à la prévention. L’objectif est de penser une compréhension écosystémique de la santé et de la maladie, attentive à la diversité culturelle.
22. L'écopoétique, un langage entre l’âme singulière, l’âme des lieux et l’Âme du monde.
L’écopoétique interroge le langage et les formes littéraires qui façonnent notre relation au monde naturel. Elle explore les possibilités subversives du poème, du conte, de la légende, de l’épopée, du roman et du théâtre. Des œuvres de Rûmî, Thoreau, Leslie Marmon Silko, Virgile, Yeats, Gibran, Tagore, Giono, Gary Snyder ou Christian Bobin expriment différentes formes de co-intimité entre l’âme et le cosmos. Le cours étudie ces paroles poétiques comme des formes de conscience sociale et cosmique. Il montre ainsi comment la littérature conserve et renouvelle une mémoire de la Terre et de l’humanité.
23. Pourquoi faut-il en finir avec le développement personnel ?
Le développement personnel constitue aujourd’hui l’une des idéologies privilégiées du néolibéralisme, dans la mesure où il transforme chaque individu en entrepreneur de lui-même, responsable de son propre bonheur, de sa réussite professionnelle et de sa santé psychologique, dans l’espérance de devenir « la meilleure version de soi-même ». Les structures socio-économiques et politiques qui produisent souffrance, exploitation et aliénation sont alors reléguées à l’arrière-plan. Le cours examine cette logique et ses effets sur la conception de l’individu, de la responsabilité et de l’émancipation.
24. Et si les années 60 étaient devant nous ? Actualité de la Contre-culture…
La contre-culture est étudiée comme un foyer de critiques sociales, politiques, culturelles et spirituelles. Ce cours interroge la capacité de cet héritage à nourrir aujourd’hui des pratiques de résistance, de justice et de réinvention du « commun ». Il revient sur les expériences, les mouvements et les idées qui ont marqué les années 1960, notamment dans les domaines de la culture, de l’écologie, de la contestation politique et des modes de vie. Il examine enfin ce qui, dans cet héritage, conserve une portée pour les enjeux contemporains.
25. L’éthique chevaleresque des Béguines médiévales, un héroïsme au féminin.
Les Béguines furent porteuses d’une éthique singulière, à la fois spirituelle, culturelle, sociale et incarnée. Leur engagement dans le soin, la pauvreté choisie et l’autonomie communautaire fait apparaître une forme d’héroïsme féminin longtemps occultée par l’histoire officielle. Leur expérience associe ferveur intérieure, travail, solidarité et résistance aux normes socio-religieuses de leur temps. Le cours présente leur histoire et examine la manière dont ces femmes ont construit des formes originales d’existence collective, d’indépendance et de transmission des savoirs.
26. Et si le « Qui suis-je ? » conditionnait le « Que faire ? » ? Retour à la subjectivité de l’action.
La question du « Qui suis-je ? » est abordée comme une condition première du « Que faire ? » dans le champ de l’action individuelle et collective. Ce cours montre comment cette interrogation est souvent occultée dans les discours contemporains sur l’engagement et l’efficacité. Une attention particulière est portée aux traditions philosophiques qui associent transformation de soi et capacité d’agir. Il examine également les relations entre conscience, responsabilité et action, afin de comprendre comment une subjectivité assumée peut participer à la construction d’un engagement personnel et collectif.
27. Aperçu sur la Gestalt-Thérapie : Conscience, Ici et Maintenant, Contact, Organisme, avec Paul Goodman.
Ce cours est une introduction à la Gestalt-Thérapie, approche psychothérapeutique développée notamment par Fritz Perls et Paul Goodman. Il présente plusieurs de ses notions fondamentales, telles que la conscience, le contact, l’organisme et l’expérience du présent. Une attention particulière est accordée à la conception de Paul Goodman, philosophe anarchiste et l’un des principaux théoriciens de cette approche. Le cours examine la manière dont la Gestalt considère les blocages émotionnels et relationnels, ainsi que leur inscription dans l’expérience immédiate. Il présente aussi sa conception dynamique de la conscience.
28. Le compagnonnage, entre Orient et Occident, une école des savoirs, des savoir-faire, des savoir-être.
Issu d’ancestrales pratiques artisanales partagées de l’Orient à l’Occident, le compagnonnage constitue une tradition encore vivante. Il est une école où la pensée symbolique, l’observation attentive des phénomènes naturels et des matières premières, ainsi que l’excellence du geste technique sont étroitement liées. Le cours examine la place de l’apprentissage, de la transmission et de l’expérience concrète dans cette tradition. Il s’intéresse également aux dimensions humaines et symboliques du métier, ainsi qu’à la relation entre savoir, savoir-faire et savoir-être. Le geste devient ainsi un moyen de connaissance.
29. La vie de Carl Gustav Jung.
Ce cours retrace la vie de Jung et les grandes étapes qui ont façonné son œuvre. Son parcours personnel, ses rencontres et ses recherches permettent de comprendre la genèse de sa psychologie. Une attention particulière est accordée à son rapport aux rêves, aux mythes, aux symboles et aux traditions. Le cours présente également les différentes périodes de son itinéraire intellectuel et les concepts majeurs développés au fil de ses recherches. Il permet ainsi de situer sa psychologie dans son contexte historique et de mieux comprendre l’évolution de sa pensée. Son parcours éclaire la constitution progressive de son œuvre.
30. L’imagination, l’image et l’imaginaire.
Quelle différence établir entre imagination, image et imaginaire ? Ce cours examine leur rôle dans la vie psychique, la création et notre relation au monde. Les images peuvent devenir des médiatrices entre l’expérience intérieure et le réel, au-delà de leur seule fonction de représentation. L’approche proposée s’intéresse à la puissance de l’imagination dans les processus de connaissance, de création et d’interprétation. Elle permet également d’interroger la place des images dans les mythes, les rêves, les œuvres artistiques et les expériences quotidiennes.
31. Les dialogues de la psychologie jungienne avec les sciences contemporaines.
La psychologie jungienne peut-elle dialoguer avec les connaissances scientifiques contemporaines ? Ce cours examine les rapprochements possibles avec les neurosciences, la physique, la biologie et les sciences de la complexité. Il interroge ce que ces rencontres permettent de comprendre, en distinguant les registres et les méthodes propres à chaque domaine. L’objectif consiste à examiner les possibilités de confrontation entre psychologie des profondeurs et recherches contemporaines. Le cours s’intéresse notamment aux notions de psyché, d’inconscient, d’image et de complexité, ainsi qu’aux questions posées par leur mise en relation.
32. Palestine : santé mentale et trauma psychosocial. Apports de la psychologie de la libération et de l'écopsychologie.
Le peuple palestinien vit depuis des décennies sous le poids d'un trauma collectif d'une intensité rare, que les catégories ordinaires de la psychologie peinent à saisir. Les travaux de Samah Jabr, psychiatre palestinienne, ainsi que les apports de la psychologie de la libération, née en Amérique latine, et de l'écopsychologie, permettent de penser autrement la souffrance d'un peuple dépossédé de sa terre et de son avenir. Blessure psychique et blessure écologique se rejoignent dans l'expérience palestinienne, formant un nœud de souffrances que ce cours s'efforce de dénouer avec rigueur et sensibilité. Une approche qui invite à réfléchir sur les ressources intérieures et collectives qui nourrissent la résistance et la résilience.
33. Les racines chrétiennes-occidentales du drame colonial. Fondements socio-politiques et religieux du sionisme.
Pour comprendre la tragédie palestinienne, il faut remonter aux profondeurs de la civilisation occidentale et à ses rapports complexes avec la question juive. Les racines théologiques, politiques et culturelles qui ont rendu possible l'émergence du projet sioniste au sein de l'Europe du XIXe siècle sont ici minutieusement dégagées, avec une attention particulière au sionisme chrétien, né de la Réforme protestante et dont l'influence sur la politique internationale reste considérable et méconnue. Colonialisme, nationalisme impérialiste et lectures fondamentalistes de la Bible se sont entremêlés pour produire une idéologie aux conséquences dramatiques pour le peuple palestinien. Une analyse indispensable pour saisir l'épaisseur historique du conflit.
34. Les critiques juives et israéliennes du sionisme. Approches humanistes, marxistes, libertaires, religieuses et mystiques.
Dès le XIXe siècle, de larges pans des communautés juives ont perçu avec lucidité que le projet sioniste constituait une violence contre le judaïsme lui-même, contre ses valeurs spirituelles, éthiques et universalistes les plus profondes. L'opposition juive au sionisme a été résolue et multiforme, traversant les courants humanistes, marxistes, libertaires, religieux et mystiques, portée par des voix aussi différentes que celles de Yehudi Menuhin, Emmanuel Levyne ou Elmer Berger. Ce cours restitue cette histoire méconnue et met en lumière la richesse d'une pensée juive plurielle, trop souvent occultée par le récit dominant. Une leçon d'humanisme et de complexité, contre toute forme d'amalgame.
35. Histoire longue de la Palestine. De l'Antiquité à la Nahda.
La Palestine porte en elle des millénaires de civilisation, de croisements culturels et de présences humaines stratifiées. Le fil long de cette histoire est ici retracé, des premières grandes civilisations de la région jusqu'à la Nahda, ce remarquable mouvement de renaissance arabe du XIXe siècle. Restituer à la Palestine sa profondeur temporelle, trop souvent effacée par une lecture exclusivement contemporaine du conflit, est l'ambition centrale de ce cours. Comprendre d'où vient ce peuple, c'est mieux saisir pourquoi il refuse de disparaître.
36. De 1948 à 1967, l'éclatement de la Palestine : les Trois réalités palestiniennes.
La Nakba de 1948 puis la guerre de 1967 ont fracturé le peuple palestinien en trois réalités distinctes, aux conditions d'existence et aux horizons radicalement différents. Les Réfugiés, chassés de leur terre et dispersés dans les camps, les Occupés, soumis à la dure réalité d'une occupation militaire quotidienne, et les Palestiniens de l'Intérieur, demeurés sur leur terre mais relégués au rang de citoyens de seconde zone dans leur propre pays, incarnent chacun une facette de cette tragédie. Cette fragmentation a été à la fois une stratégie de domination et un défi permanent pour la conscience nationale palestinienne. Un cours essentiel pour saisir la complexité d'un peuple que l'on réduit trop souvent à une image uniforme.
37. Le droit international et la solidarité mondiale. Bases juridiques et politiques.
La cause palestinienne est l'une des plus documentées juridiquement de l'histoire contemporaine, et pourtant le droit international demeure largement lettre morte. Les fondements juridiques qui établissent les droits inaliénables du peuple palestinien (droit au retour, droit à l'autodétermination, droit à la maîtrise des ressources naturelles, etc.) sont ici présentés avec précision, ainsi que les mécanismes de solidarité internationale construits au fil des décennies. Ce cours interroge aussi les raisons profondes pour lesquelles ces droits restent si massivement bafoués, malgré les résolutions, les rapports et les mobilisations citoyennes. Une boussole juridique et politique indispensable pour tout acteur de la solidarité.
38. Résistance poétique et écologique. La parole vitaliste dans la poésie palestinienne.
La poésie palestinienne est l'une des plus puissantes du monde arabe et de la littérature universelle. De Mahmoud Darwich à Samih al-Qasim, de Fadwa Touqan aux voix contemporaines, la parole poétique palestinienne a été un acte de résistance autant qu'un chant de vie, profondément enraciné dans la terre, les oliviers et la mémoire. Sa dimension écologique, ce lien viscéral entre l'identité d'un peuple et son territoire, est au cœur de ce cours, qui montre comment la beauté peut être une forme de combat. Une invitation à lire, à écouter, à ressentir autrement la Palestine.
39. La dimension arabo-chrétienne de la société palestinienne. Spiritualité, diversité et continuité civilisationnelle.
La Palestine chrétienne est une réalité ancienne et vivante, porteuse d'une histoire plurimillénaire et d'un rôle culturel et intellectuel considérable dans la société palestinienne. Ce cours restitue la place des communautés chrétiennes arabes dans la résistance nationale, et met en lumière l'émergence d'une théologie arabe chrétienne de la libération, profondément enracinée dans la réalité de l'occupation et dans la quête de justice et de dignité. La diversité spirituelle de la Palestine témoigne d'une civilisation d'une remarquable richesse, que le projet colonial menace d'effacement. Une leçon de profondeur spirituelle et de continuité humaine, contre l'oubli et la simplification.
40. Le marxisme romantique.
Ce cours explore un courant du marxisme attentif aux dimensions sensibles, culturelles, historiques et écologiques de l’émancipation. De Marx et Engels à William Morris, Georg Lukács, Henri Lefebvre et Michael Löwy, il examine les critiques du capitalisme qui associent transformation sociale, imagination et aspiration à une autre relation au monde. Il interroge notamment la place de la nature, de l’art, du quotidien et des formes de vie dans la pensée révolutionnaire. Le marxisme romantique apparaît ainsi comme une critique de la modernité capitaliste et une recherche de formes d’émancipation capables de préserver la richesse humaine et écologique. (Cours audio disponible en septembre 2026)
41. Réenchanter l’Art éducatif avec Rabindranath Tagore et ses expériences indiennes.
Rabindranath Tagore a conçu une éducation ouverte sur la nature et la créativité sociale et culturelle. Son expérience pédagogique en Inde reste une référence. La conférence présente les principes de cette pédagogie et la place accordée à l’expérience, aux arts et au rapport direct avec le milieu naturel. Elle examine également la manière dont Tagore associe éducation, liberté intérieure et responsabilité collective. Cette approche permet de comprendre comment l’école peut devenir un lieu de culture et d’émancipation. Elle valorise aussi l’expérience directe. (Cours audio disponible en septembre 2026)
42. D’une génération à l’autre : que transmettre, comment transmettre pour le Bien commun.
La question de la transmission traverse toutes les sociétés. Elle concerne à la fois les savoirs, les valeurs et la mémoire collective. Cette séance réfléchit aux formes possibles de cette responsabilité, notamment dans la perspective d’une authentique transition socio-écologique. Elle interroge ce qui mérite d’être transmis, les moyens de transmettre et les conditions permettant aux générations futures de recevoir un héritage vivant. La transmission apparaît ainsi comme une responsabilité culturelle, éducative et sociale. Elle engage aussi la responsabilité envers l’avenir. (Cours audio disponible en septembre 2026)
43. Écrire sa vie à l’ombre de la Nature vivante. Éloge de l’autobiographie environnementale.
Cette discipline récente invite à relier expérience personnelle et paysage. Elle permet de réfléchir à la manière dont la Nature marque une existence. La conférence examine cette pratique d’écriture, ce genre littéraire, entre travail d’anamnèse et création littéraire. Elle s’intéresse aux souvenirs associés aux lieux, aux saisons, aux paysages et aux transformations du vivant. L’autobiographie environnementale devient ainsi une manière de comprendre son propre parcours à partir des relations entretenues avec les milieux naturels. Le paysage devient une composante de la mémoire. (Cours audio disponible en octobre 2026)
44. Hommage au Burkinabé Thomas Sankara, héros anti-impérialiste, écologiste africain, martyr de la cause des peuples.
Thomas Sankara a incarné une vision politique originale en Afrique. Son action associait lutte anti-impérialiste et souci écologique. La séance rappelle la portée de l’héritage de ce chef d’État progressiste assassiné en 1987. Elle présente plusieurs dimensions de son action, notamment son rapport à l’indépendance, à la justice sociale et à la protection de l’environnement. Le cours examine aussi la place de la sobriété et de la responsabilité collective dans les orientations qu’il défendait pour le Burkina Faso. Cette lecture relie politique, société et écologie dans une perspective d’émancipation sociale et de libération culturelle. (Cours audio disponible en octobre 2026)
45. La Langue des Oiseaux, une occasion en Or pour questionner nos langages et réenchanter nos manières de dire le monde.
La tradition symbolique parle d’une langue secrète capable de révéler le sens caché des mots. Cette image permet de réfléchir à notre manière de parler du monde. La conférence examine cette dimension poétique du langage et la nécessité de préserver une véritable créativité langagière. Elle s’intéresse aux jeux de sonorités, aux associations symboliques et aux multiples niveaux de signification des mots. La Langue des Oiseaux devient ainsi un moyen de questionner nos habitudes de langage et notre rapport au réel. Elle réhabilite la puissance créatrice du langage symbolique. (Cours audio disponible en octobre 2026)
46. William Morris, un chevalier de la Quête du Graal sur le chemin de la lutte des classes, de l’Art et du Bien commun.
L’Anglais William Morris fut à la fois écrivain, artiste et militant socialiste. Son œuvre associe critique de l’industrialisme et idéal esthétique. La conférence examine cette synthèse originale qui fait de lui un marxiste romantique, un libertaire amoureux de la beauté. Elle présente son engagement pour les arts décoratifs, son intérêt pour l’artisanat et sa critique de la production industrielle. Son parcours permet également d’interroger les rapports entre travail, création, conditions sociales et aspiration au Bien commun. Cette approche relie art, travail et transformation sociale. (Cours audio disponible en novembre 2026)
47. L’Inconscient écologique, clé de voûte de la psyché.
L’inconscient humain porte des images profondes liées à la Nature. Ces représentations influencent nos attitudes envers le monde vivant. La séance explore cette dimension psychique avec Carl Gustav Jung et Theodore Roszak. Elle examine la manière dont les images de la Terre, des animaux, des plantes et des paysages peuvent participer à la vie intérieure. Le cours présente ainsi la notion d’inconscient écologique et interroge sa place dans une compréhension élargie de la psyché et de notre relation au vivant. (Cours audio disponible en novembre 2026)
48. Et si nous envisagions le drame du peuple palestinien comme une tragédie écosociale de haute intensité ?
Le conflit palestinien comporte une dimension environnementale. Les territoires, les ressources et les conditions de vie y jouent un rôle déterminant. La conférence propose une lecture de cette situation, faite de sociocide, de spaciocide, d’écocide et de génocide. Elle examine les relations entre destruction des milieux, dépossession territoriale et atteintes aux conditions d’existence. Cette approche écosociale permet de considérer ensemble les dimensions humaines, territoriales et environnementales de la tragédie palestinienne. (Cours audio disponible en novembre 2026)
49. Connaissez-vous la parole écologique de la culture et de la spiritualité arabe et islamique ?
Les traditions culturelles arabes et islamiques, et le Coran qui en constitue le cœur, proposent une riche réflexion sur notre environnement. Plusieurs textes évoquent la responsabilité humaine envers la Création. Cette séance présente quelques éléments de cette pensée, en s’intéressant notamment aux rapports entre Nature, spiritualité, éthique et responsabilité. Elle montre comment certaines notions de la tradition arabo-islamique permettent de penser le vivant, la mesure et les devoirs humains envers les autres créatures. Ces conceptions sont replacées dans leur contexte culturel. (Cours audio disponible en décembre 2026)
50. Les peuples autochtones ne sont pas seulement des peuples « racines », mais aussi des peuples « troncs », « branches », « canopée ».
Les peuples autochtones possèdent une relation particulière au territoire. Leur vision du monde relie mémoire, culture et environnement. Le cours examine la portée de ces savoirs et la manière dont ils associent territoire, communauté et transmission. Il s’intéresse aussi aux conceptions du vivant présentes dans différentes cultures autochtones, sans les réduire à un modèle unique. Cette séance montre la place des territoires dans les identités collectives et dans la conservation de mémoires, pratiques et savoirs écologiques. La transmission de ces savoirs constitue un enjeu culturel. (Cours audio disponible en décembre 2026)
51. Et si nous mettions l’écologie au cœur du dialogue interreligieux ?
Les traditions religieuses abordent souvent la question du rapport à la Nature. Ce terrain peut devenir un espace de rencontre entre croyances différentes. La séance réfléchit à cette possibilité et à sa mise en place, en examinant les ressources écologiques présentes dans plusieurs traditions spirituelles. Elle s’intéresse aux principes éthiques et aux pratiques qui peuvent soutenir une responsabilité envers le vivant, et questionne aussi les conditions d’un dialogue interreligieux consacré aux enjeux écologiques contemporains. (Cours audio disponible en décembre 2026)
52. Hommage au géographe-explorateur Jean Malaurie, chantre de l’animisme et ami de la Terre Mère.
Jean Malaurie a consacré sa vie à l’étude des peuples arctiques. Ses travaux mettent en valeur les savoirs des cultures autochtones. Le cours évoque sa vie, sa pensée et son héritage intellectuel, en accordant une attention particulière à ses recherches sur les Inuit et les sociétés du Grand Nord. Il examine également son intérêt pour l’animisme et pour les relations entre peuples, territoires et milieux naturels. Cette séance présente ainsi une figure majeure de l’anthropologie française du monde arctique. (Cours audio disponible en janvier 2027)
53. Et si les vieilles légendes disaient la vérité ? À la rencontre des conteurs, aèdes et griots du monde entier.
Les récits traditionnels traversent les cultures et les siècles. Ils transmettent des visions du monde et des enseignements symboliques. Cette séance propose de redécouvrir leur richesse à travers les conteurs, les aèdes et les griots du monde entier. Elle examine la fonction de ces récits dans la transmission de la mémoire, des valeurs et des représentations du vivant. Le cours s’interroge également sur la part de vérité que les mythes et les légendes peuvent porter lorsqu’ils expriment des expériences humaines anciennes et toujours actuelles. Leur transmission préserve des mémoires collectives. (Cours audio disponible en janvier 2027)
54. Pour surmonter la désespérance, découvrir la fonction thérapeutique de la Mémoire vivante.
Les sociétés humaines conservent des souvenirs collectifs porteurs de sens. Cette mémoire peut devenir une source de résistance et d’espérance. Ce cours examine sa fonction culturelle, politique, mais aussi thérapeutique. Il s’intéresse aux récits transmis entre générations, aux traces conservées par les communautés et aux expériences historiques qui continuent de structurer le présent. La Mémoire vivante peut ainsi contribuer à restaurer une continuité entre passé, présent et avenir, tout en donnant des ressources pour comprendre les crises et agir face au désarroi contemporain. (Cours audio disponible en janvier 2027)
Chaque cours audio est proposé au prix de 25 euros, avec un tarif réduit de 18 euros. À partir d’une commande de 10 cours, le tarif à l’unité est ramené à 20 euros, ou 15 euros au tarif réduit. Cette formule permet de constituer librement une sélection parmi les différents cours proposés dans le catalogue.
Chaque commande donne accès gracieusement à une bibliographie francophone et à des articles rédigé par mes soins.
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